Yuras Barysevich et Christian Garcin

Paris et Minsk se sont soudain trouvés rapprochés dans mon esprit alors que j’étais au théâtre de l’Odéon! Christian Garcin nous y parlait de sa passion pour la nouvelle de Balzac, » le Colonel Chabert » et quelques jours après je reprenais contact avec Yuras Barysevich. Or quelle ne fut pas ma surprise d’apprendre qu’il avait traduit deux romans de Christian Garcin: « la piste mongole » et « la jubilation des hasards ». Je dois le confesser, je n’ai pas encore lu de textes de l’écrivain de Marseille. Mais la finesse de son analyse du « Colonel Chabert » m’ont fait penser que sa rencontre pour « cause » de traduction avec Yuras était on ne peut plus opportune. En effet, Yuras  Barysevich est un intellectuel d’abord d’une très grande probité ainsi que d’une très grande sensibilité. Sa culture est par ailleurs extrêmement vaste comme en témoigne son intérêt non seulement pour la culture française (il a traduit des textes de Gilles Deleuze), mais aussi pour la culture polonaise traduisant des textes aussi différents que ceux  par exemple d’Antoni Malczewski ou de Stanislaw Lem! De plus, il se produit dans des performances et est un artiste reconnu dans ce domaine.

Que Christian Garcin soit traduit par une telle personnalité est en tout cas une assurance qu’il ne sera pas trahi lors de son passage dans la langue de Pouchkine (En effet, Yuras a fait cette traduction non pas en biélorusse mais en russe).

Yuras Barysevich lors d’une performance

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