« La réparation » de Colombe Schneck:l’indicible à Kovno

Il y a des livres qui une fois entre nos mains ne nous quittent plus tant que la dernière page n’est pas fermée ; et même à l’ultime mot, il y a un long moment avant de se résoudre à poser l’ouvrage, mais à proximité, car on sent la nécessité d’en relire des passages. « La réparation » de Colombe Schneck est un de ces livres qu’on ne peut quitter. C’est aussi un de ces livres qu’on ne peut résumer tant il est fait d’un seul bloc, d’une absolue densité. Enlever un mot serait le trahir. Sachez simplement qu’à travers la recherche de ses racines, Colombe Schneck donne à voir toute l’horreur de l’anéantissement programmé des juifs, en dévoilant l’inavouable, si douloureux qu’il demeure enfoui à l’intérieur des souvenirs des victimes. C’est toute l’horreur du ghetto de Kovno (Kaunas), autrement dit toute l’horreur d’un vingtième siècle qui a connu l’inhumain, qui en à peine 200 pages vient interpeller notre conscience.

A lire d’urgence.

(Colombe Schneck. La réparation. Grasset)

Gilles Ribardière

This entry was posted in France, Lituanie. Bookmark the permalink.

Comments are closed.