Le Belarus de Yanka Kupala (1882-1942)

Je vois une ombre lasse cheminer près de moi.

Elle est maigre, pâle, mal habillée.

Sa tête aux cheveux gris se cache dans les haillons,

Ses jambes tordues déplacent à peine les sandales en tilleul.

Sa face ridée comme le sol labouré,

Elle est sombre comme la mort d’un être opprimé.

Son regard fait penser que sa vie se noya dans les larmes.

De temps en temps, on entend le soupir dans sa gorge.

C’est un Bélarus. Il souffre et aime.

L’obscurité, sa belle mère, le jeta

Dans le marécage de la misère.

Il n’a pas d’autre richesse qu’une cabane courbée.

Ce sont la charrue et la hache qui dirigent son existence.

Sa souffrance ne s’achève qu’à la taverne et à la tombe.



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